Sex dans la ville : Lorenzo dans les bacs

Sex In The City qu'est ce que ça donne ?

Ça y est, l’album de l’empereur du sale est dispo depuis hier. De quoi faire pleurer les fans (de joie) et leurs darons (qui n’auront plus qu’à subir cet album à fond pendant des semaines).

Bon, on connaît tous Lorenzo. Bob Pikachu, cheveux long, lunettes de soleil, zedou dans la main et des mamène dans toutes les phrases. De quoi surprendre au début mais qui, petit à petit, a su convaincre par ce côté carrément décalé quelques millions de personnes.

Qu’en est-il de ce nouvel album ? On en avait déjà parlé, le rappeur avait teasé son album dans une vidéo Youtube qui annonçait son partenariat plutôt étonnant avec Marc Dorcel et pas que. Un petit medley était proposé dans la dernière minute de la vidéo reprenant quelques parties des sons de l’album. Au pire, tu peux jeter un coup d’œil à l’article.

C’est donc le 23 août que sort enfin Sex And The City.

Pour le contenu, il y a énormément de choses à dire, on va donc essayer de te regrouper ça en synthétisant. Première chose à bien comprendre, Lorenzo est dans son délire, que ça plaise ou non. Il reste, tout au long de l’album, le personnage qui s’en fou, parle de sex et de drogues et qui s’en fou de notre avis. Qu’en est-il de ce dernier album Sex And The City ?

L’intro commence directement avec des bruits de plages avec un bon vieux Lorenzo qui lâche son meilleur soupir et annonce son retour avec pas mal de chaleur. Une entrée en douceur dans ce monde pas forcément du même bord. On enchaîne directement avec le second morceau Kekchose dans lequel l’empereur du sale pose tranquillement sa voix à l’ancienne. C’est le troisième son et on découvre déjà le premier featuring de l’album. Orelsan est venu se défouler sur la prod de Toujours plus avec un refrain et un couplet d’un autre univers. Les mots sont tellement hard qu’on a du mal a s’imaginer le rappeur, quelques semaine avant, en train de chanter « Tout va bien » avec son public. C’est Power Rangers qui se charge de prendre le relais de ce feat carrément réussi. Un son qui comme d’hab pousse les fans à lâcher leurs meilleures chorées (ATTENTION on ne parle en aucun cas de danse fortnite, lâche juste ton propre truc). C’est au tour de Damdamdeo, son que Lorenzo a déjà accompagné d’un clip il y a plus d’un mois et qui servait d’amuse-gueule pour la sortie de l’album.

On va maintenant essayer de se concentrer autour des featuring. Après avoir trouvé Orelsan dans les débuts de l’album, le prochain feat est calé sur un son plutôt délirant avec LES ANTICIPATEURS. Un groupe de Hip Hop Québécois qui ajoute son petit grain de sel au morceau Nana et le rend plutôt original. Même si de plus en plus de rappeurs Canadiens percent aujourd’hui jusqu’en France (Loud en est le meilleur exemple), il est encore rare de trouver des featuring comme celui-ci. Après si t’a vraiment bien kiffé le rap Canadien tu peux aussi bien écouter le son de Lord Esperanza accompagné de Fouki : Audigier.

Pour ce qui est de l’avant gardisme des sons comme Voyage Auditif rentrent parfaitement dans le thème (reste à l’affut des prochains articles pour en savoir plus). C’est d’ailleurs la prod qui montre le mieux le délire dans lequel se sont enfoncés Lolo et Le Poto Rico. Un truc carrément nouveau qui ressemble à lui seul à un medley de différents sons. C’est là-dessus que nous tirons notre chapeau au meilleur Poto Rico.

Après nique la bac, Parler de quoi et Sexto arrive notre prochaine cible : impec. Pas des moindre quand on trouve sur un même son un double featuring risqué mais qui au final porte ses fruits. On y découvre alors Lorenzo accompagné de Tommy Cash et de Vladimir Cauchemar. Un mix plutôt maîtrisé entre le rap de lolo à la Française, celui de Tommy Cash qui nous fait voyage jusqu’en Estonie et une prod toujours de qualité avec Vladimir Cauchemar aux platines.

Après ce son arrive déjà le dernier featuring de l’album, Pumpidup avec comme guest Oliver Tree. Si tu connais pas Oliver Tree, imagine toi un empereur du sale version ricain. Sur ce son, Lorenzo pousse son délire niveau technique, il montre à tous à quel point il maîtrise son domaine. Alors accompagné d’Oliver Tree qui cette fois nous offre une prestation à la Lil Peep, le son contient à lui-même pas mal d’autodérision qu’on retrouve d’ailleurs dans plusieurs des faces du personnage de Lolo. Derrière, on retrouve une instru propre et carrée dans laquelle Oliver Tree laisse une bonne empreinte perso. Après ça, les trois derniers morceaux de l’album sont réservés aux prestations solos de Lorenzo, pas de featuring mais des sons propres à l’artiste. En tout cas, l’empereur du sale aura encore su développer son délire, toujours accompagné de guest plus surprenants les uns que les autres.

Pour finir le dernier son de l’album : Revolver Rose, Lorenzo signe sa création : « Sex, sex dans la ville. »

On te laisse le plaisir de découvrir l’album par toi même si c’est pas déjà fait, retrouve l’album en streaming sur spotify.

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