Interview : Avejo, l’homme qui créer les illustrations d’album.

Avejo, 22 ans est un graphiste qui commence à avoir une renommée dans le monde de la musique.

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  • Alors présente toi !

Avejo, j’ai 22 ans et je suis né à Belfort. J’ai vécu quasiment toute ma vie là-bas et j’ai fait quelques escales à Strasbourg et Montpellier et désormais j’habite à Paris. J’étais un gosse turbulent jusqu’au lycée et je suis passé par beaucoup d’établissements du collège à la première avant d’arriver en Bac Pro Commerce. C’est à cette période que j’ai commencé à créer des visuels dans le milieu musical. 

Ça m’a donné une voie à suivre plutôt que d’errer à ne rien faire, c’était un truc qui me motivait et qui me donnait un espace où je pouvais m’exprimer comme je le souhaitais.

  • D’où te vient cette passion du graphisme ? 

Je pense qu’elle est née quand on m’a offert un vieil ordi portable c’était genre les tout premiers vers mes 10 ans. J’ai passé beaucoup de temps à découvrir les premiers logiciels comme Paint, Photofiltre et je m’essayais beaucoup au pixel art vers mes 12/13 ans. Ça doit être la que j’ai commencé à comprendre l’utilisation sommaire d’un logiciel et bien plus tard que j’ai eu l’envie de vraiment développer tout ça. 

  • Comment as-tu appris à dessiner ?

Quand j’ai découvert Photoshop, vers 15 ans. J’ai appris en pratiquant et c’était vraiment dégueulasse. J’ai essayé quand j’étais plus jeune de suivre des tutoriels pour créer des bannières sur les forums etc.. mais j’avais même pas les bases je captais rien lol ! Du coup ça a pris du temps et ça a commencé à prendre forme en pratiquant tous les jours sur divers projets. J’ai testé plein de trucs, du design d’un personnage de jeu vidéo à des affiches de foot ou de boxe, je saignais vraiment le logiciel pour essayer de capter les effets et tout.

  • Quelle était ta première créa ? Et ta première pochette ?

Ma toute première créa je m’en rappelle pas. La première pochette qui me vient en tête c’était un fan art pour @1712Beatz qui avait produit le morceau « Les Meilleurs » de Booba et Kopp avait relayé le visu un peu partout à l’époque, en 2015 il me semble.

C’est ce qui m’a introduit à l’univers musical.

LesMeilleurs

Ma première pochette officielle c’était pour la compilation Tookie Performance du label Tookie P qui était sortie en physique/stream fin 2015.

volume1

J’avais aucune connaissance dans la création de livret etc c’était une catastrophe ! 

  • Comment es-tu arrivé chez Universal ? 

Il faut tout d’abord savoir que je ne suis pas signé chez Universal comme certains ont pu le penser. Je travaille dans la section digitale de Barclay/Def Jam. J’ai appris qu’un poste était disponible et j’ai tout simplement postulé. Le fait que je connaisse déjà la maison via certains projets que j’ai réalisé a sûrement aidé. 

  • De quelle pochette tu es le plus fier ? 

Where is l’album de Gradur !

Where-is-L-album-de-Gradur-Inclus-Bob-Edition-limitee-Speciale-Fnac

La pochette a tellement fait de bruit à l’époque, il y avait beaucoup de gens qui l’avaient pris à la rigolade et d’autres qui se foutaient de notre gueule mais c’était super car l’objectif était atteint, et puis c’était ma première pochette d’album d’artiste dans le top 10 du rap français. On m’en parle encore à l’heure actuelle, elle a marqué les esprits.

  • Quelle pochette t’as demandé le plus de travail ? 

J’hésite entre deux mais je dirais la cover du premier album « Un jour ou l’autre » de GLK sorti cet hiver.  Entre tous les tags à rajouter sur le visuel, la gestion du reflet du miroir et l’éclairage…

Il y a eu une bonne trentaine de tests avant d’arriver à un visuel plus ou moins abouti, plus les derniers réglages avant d’arriver au visuel définitif. Mais c’était grave kiffant et le résultat rend bien, j’étais grave satisfait. 

  • Et côté coulisses, tu as une anecdote à nous raconter sur une de tes pochettes ?

Il y en a trop ahah ! J’ai terminé un album dans une salle d’attente aux urgences, un autre où j’avais perdu la quasi-totalité des visuels avant la remise du projet; j’avais dû tout refaire en une demi-aprem. 

La plus récente qui me vient en tête c’est sur la pochette « Réelle Vie 2.0 » de Maes, j’avais proposé plusieurs visuels avec le visage de Maes plus ou moins visible. Et au final lui et son équipe m’ont dit qu’il souhaitait conserver son anonymat. À ce moment là il n’était pas très connu du côté du public mainstream du coup on a eu l’idée d’utiliser le masque de Dali pour cacher son visage et pour que ça colle à son univers Casa de Papel. Ils imaginaient sûrement pas qu’il allait péter aux yeux du grand public aussi vite. J’ai grave kiffé bosser dessus! 

Retrouve-le sur Instagram et Genius, tu n'as pas fini d'entendre parler de lui !

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